Posté sur : 27 Jan 2017

« Ce projet collaboratif qui a déjà montré d'importants résultats, devrait permettre d'améliorer considérablement le suivi et la prise en charge des patients dans ce centre qui accueille la plus grande file active de Côte d'Ivoire. » Michèle Boccoz

L’Ambassadrice Michèle Boccoz s’est rendue au Centre de Prise en Charge de Recherche et de Formation (CePReF) d’Abidjan le vendredi 20 janvier dans le cadre d’une visite organisée par le ministère des Affaires étrangères et du Développement international français. L’Ambassadrice était accompagnée de représentants du PACCI (programme de recherche soutenu par l’ANRS et l’Inserm en Côte d’Ivoire), d’Expertise France, du  Programme national ivoirien de lutte contre le Sida et de l'ONG Solthis. 

 Actuellement au CePRef, ce sont 16 000 patients infectés par le VIH/sida dont 1 287 enfants qui sont suivis, dont 6 000 adultes et 400 enfants qui y reçoivent un traitement antirétroviral. Le CePRef est l’un des principaux centres sanitaires d’Abidjan, situé dans le quartier le plus peuplé Yopougon.

 Le laboratoire du CePReF est l’un des deux laboratoires de référence où est mis en œuvre le projet OPP-ERA d’accès au test de la charge virale, projet financé par UNITAID qui vient d’être prolongé pour 3 ans. L’Ambassadrice avait également visité mardi 17 janvier l’autre laboratoire de référence du CeDReS.

 Le laboratoire du CePReF a été équipé de plateformes polyvalentes ouvertes dans le cadre du projet OPP-ERA. Ce système dit « ouvert » et innovant, utilisé pour les techniques de biologie moléculaire médicale, permet de réaliser les tests de charge virale du VIH.

Au terme de sa visite, l’Ambassadrice a exprimé sa satisfaction et son encouragement à  l’équipe du laboratoire du CePREF. « Ce projet collaboratif qui a déjà montré d'importants résultats, devrait permettre d'améliorer considérablement le suivi et la prise en charge des patients dans ce centre qui accueille la plus grande file active de Côte d'Ivoire.Il s'appuie sur des équipes de grande qualité qui mènent depuis plusieurs années des travaux de recherche aux répercussions internationales » a commenté l’Ambassadrice.

Financé par UNITAID et mis en œuvre par Expertise France en partenariat avec le Programme national ivoirien de lutte contre le sida (PNLS), le projet OPP-ERA  a déjà permis de réaliser plus de 24.000 tests de charge virale en Côte d’Ivoire depuis son lancement en 2013.

En Côte d’Ivoire, la deuxième phase du projet (2016-2019), vise à :

  • renforcer les laboratoires du CeDReS et du CePReF d’Abidjan avec l’installation de nouveaux équipements afin d’augmenter les capacités actuelles ;
  • l’implantation du 3ème laboratoire du projet sur le site du Centre hospitalier régional de Daloa ;
  • réaliser, outre les tests de charge virale du VIH, le diagnostic de l’hépatite B grâce à la polyvalence des plateformes.

 

La presse nationale a fait écho à la visite de l’Ambassadrice

·       Côte d’Ivoire-Santé: Michèle Boccoz, l’ambassadrice française chargée de la lutte contre le VIH et les maladies transmissibles, visite le laboratoire CePReF d’Abidjan.

·       Laboratoire CEPREF: L’Ambassadrice Michèle Boccoz satisfaite du travail

 

Rappel sur le projet OPP-ERA

Lancé en mars 2013 dans quatre pays – Burundi, Cameroun, Côte d'Ivoire et Guinée –  le projet OPP-ERA vise à améliorer le suivi des personnes vivant avec le VIH à travers un accès gratuit au test de charge virale et à élargir l’accès à ces tests performants à un coût abordable en Afrique de l'Ouest et centrale. Le projet est prolongé pour 3 ans dans ces quatre pays afin de développer à plus large échelle l'accès à ces tests.

Le projet OPP-ERA s’inscrit dans le cadre des efforts mondiaux pour diagnostiquer et traiter les personnes vivant avec le VIH. En 2014, l'ONUSIDA a fixé l’objectif « 90x90X90 » pour que d'ici 2020, 90% de toutes les personnes vivant avec le VIH puissent connaître leur statut sérologique, 90% des personnes diagnostiquées séropositives aient initié un traitement contre le VIH et 90% des personnes traitées aient une charge virale indétectable, preuve du maintien d’un traitement efficace.

Financé par UNITAID, le projet OPP-ERA est cofinancé et mis en œuvre par un consortium de partenaires français : Solthis, chef de file et responsable de la mise en œuvre en Guinée,  Expertise France, responsable de la mise en œuvre en Côte d’Ivoire et au Cameroun ; Sidaction, responsable de la mise en œuvre au Burundi et l’ANRS, chargée de la direction scientifique et de la valorisation des résultats.