LE PROJET OPP-ERA

Le projet OPP-ERA a pour objectif d’améliorer le suivi des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) en renforçant l'accès aux tests de charge virale VIH dans quatre pays (le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la Guinée). Des laboratoires de référence dans ces 4 pays ont été équipés de matériels innovants (Open Polyvalent Platforms - OPP) pour effectuer des tests.

Le projet vise également à l’ouverture du marché à de nouveaux fournisseurs et donc à la concurrence ainsi qu’à des innovations en matière de technologie. En effet, le projet vise à ouvrir le marché de la charge virale à des nouveaux fabricants en favorisant le modèle des plateformes polyvalentes ouvertes (en anglais - Open Polyvalent Platforms - OPP). Le marché actuel est caractérisé par des fournisseurs proposant des systèmes intégrés nécessitant d’utiliser les réactifs du fournisseur des équipements (systèmes dits « fermés »), ce qui contribue au prix élevé du test. A l’inverse, le modèle des plateformes polyvalentes ouvertes (OPP) permet de combiner trois composants individuels d’origine distincte. Cette flexibilité présente de nombreux avantages, notamment la compatibilité des composants provenant de différents fournisseurs. L’entrée de nouveaux fournisseurs dans le marché de la charge virale mènera à une réduction du prix des tests et permettra ainsi un meilleur suivi des PVVIH.

  • IMPACT DE SANTÉ PUBLIQUE: Renforcer l’accès au test de charge virale VIH et au diagnostic précoce dans les pays cibles
  • IMPACT SUR LE MARCHÉ: Ouvrir le marché du test de la charge virale à la concurrence : nouveaux fournisseurs et nouvelles technologies, les plateformes polyvalentes ouvertes (Open Polyvalent Platforms - OPP)

 En vue de répondre à ce défi de l’accès à la charge virale, un Consortium composé d’Expertise France, de Sidaction, de Solthis et de l’ANRS a lancé OPP-ERA. Financé par UNITAID, OPP-ERA a pour objectif d’accroître l’accès à la charge virale du VIH grâce à un système nommé les « plateformes polyvalentes ouvertes ».

Contrairement aux systèmes dits « fermés » qui intègrent tous les équipements dans une seule machine, la charge virale peut être mesurée sur une combinaison d’équipements et de réactifs provenant de fabricants différents. De ce fait, les plateformes ouvertes permettent de favoriser la concurrence sur le marché et de diversifier l’offre par l’accès à un nombre plus important de fournisseurs.

De 2013 à 2016, OPP-ERA a mis en œuvre sa première phase en soutenant 7 laboratoires dans quatre pays (Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée). Après un temps de préparation afin de sélectionner les équipements et les réactifs, rénover les laboratoires, former les personnels et renforcer les liens avec les sites de traitement, les patients ont pu bénéficier de ces tests de suivi essentiels dans les sept laboratoires soutenus par OPP-ERA dès août 2014.

D’août 2014 à novembre 2016, 76 000 tests de charge virale ont été fournis grâce au projet OPP-ERA dans les 4 pays du projet. 

Afin de dépasser les obstacles liés à la charge virale et s’assurer que les patients bénéficient de ce diagnostic essentiel, OPP-ERA met également à la disposition des pays des services indispensables (le « paquet de services » OPP-ERA) pour garantir l’accès, notamment la sensibilisation des médecins, l’assurance qualité dans les laboratoires, la formation continue des techniciens de laboratoires et la collaboration renforcée avec les autorités nationales. Dans chaque pays, un chargé de projet et un référent technique collaborent pour assurer la disponibilité de tests de qualité et que les patients en bénéficient dans les centres de traitement grâce à une bonne gestion des circuits d’acheminement des échantillons.

Le 1er septembre 2016, la deuxième phase du projet a été officiellement lancée pour 2016-2019

D'une durée de trois ans, elle est prolongée dans les quatre pays afin de développer à plus large échelle l’accès à ces tests et développer la polyvalence des plateformes. En effet, le système OPP est un système ouvert innovant de techniques de biologie moléculaire pour les laboratoires qui permet de mesurer la charge virale du VIH, ainsi que de diagnostiquer d’autres pathologies infectieuses comme la tuberculose et les hépatites virales.  

OPP-ERA DANS LES PAYS

Mise en œuvre par Sidaction

1 laboratoire : l’ANSS à Bujumbura

 

Relai de la Coordination locale Expertise France 

2 laboratoires : l’hôpital Laquintinie à Douala et le Centre Pasteur Annexe de Garoua, à Garoua

 

Relai de la Coordination locale EF

2 laboratoires à Abidjan : Le CeDReS et le CePReF

 

Mise en œuvre par Solthis

2 laboratoires à Conakry : l’hôpital de Donka et le laboratoire de l’Institut national de santé publique

 

Dans chaque pays, l’équipe OPP-ERA travaille en étroite collaboration avec les ministères de la santé et les programmes nationaux VIH pour s’assurer que ses actions s’inscrivent dans les stratégies nationales de passage à l’échelle de l’accès à la charge virale.