Posté sur : 13 Jun 2018

 

Renforcer la qualité de soins VIH par l’outil de charge virale

Une  délégation du projet OPP-ERA, en collaboration avec les partenaires du projet en Guinée, notamment le Programme national de lutte contre le VIH/sida et les hépatites (PNLSH), ont tenu des ateliers de formation auprès des prescripteurs/ cliniciens responsables de la prise en charge du VIHà Conakry. L’objectif des formations était d’améliorer la qualité du suivi des patients sous traitement antirétroviral (TARV) à partir des résultats de l’examen de charge virale.

 

En mesurant la quantité de virus dans le sang, l’examen de charge virale permet en effet de juger de l’efficacité d’un traitement chez les patients infectés par le VIH. Une charge virale détectable nécessite une cascade spécifique de prise en charge pour les patients : contrôle après 3 mois d’accompagnement du patient à la bonne prise des médicaments puis adaptation du traitement au besoin du patient. Le suivi de cette cascade par les cliniciens et prescripteurs est indispensable pour une prise en charge de qualité des patients. Anthony Billaud, chef du projet OPP-ERA en Guinée

 

Selon les données de l’OMS en 2016, l’Afrique sub-saharienne reste confrontée à des difficultés de gestion des patients sous traitement ARV en échec thérapeutique. Les principales difficultés mises en avant par les cliniciens sont à la fois liées aux délais de l’obtention du résultatde l’examen de charge virale par les laboratoires de biologie moléculaire, la difficulté à avoir accès au résultat du patient lors de la consultation, la disponibilité incertaine des médicaments adaptés (ARV de 2nd ligne), l’absence des assistants psychosociaux chargés de l’éducation thérapeutique et enfin le manque de formation spécifique et de tutorat. Ainsi la mission du projet OPP-ERA a permis de renforcer les capacités des cliniciens à l'interprétation des résultats des examens de charge virale, à la gestion des échecs thérapeutiques,  et à la diffusion d'outils permettant de suivre l’évolution clinique des patients.

 

Renforcer la gestion de données pour identifier plus facilement les patients en échec thérapeutique 

 Par ailleurs, les responsables de la collecte et gestion de données des laboratoires partenaires ainsi que la cellule de suivi et d’évaluation du PNLSH ont également bénéficié d’une formation à l’utilisation  d’une nouvelle base de données ainsi qu’un tableau de bord de suivi des activités du projet OPP-ERA. L’objectif est double : pouvoir identifier plus facilement les patients en échec thérapeutique pour prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour une prise en charge de qualitéet mieux rendre compte de l’amélioration de l’accès à l’examen de charge virale en Guinée.

 

Ces missions s’inscrivent dans le cadre plus large de renforcement des capacités des acteurs guinéens pour l’amélioration de la qualité du suivi des patients infectés par le VIH. Elles participent ainsi àl’atteinte des objectifs de  d’ONUSIDA, à savoir « 90% des patients infectés par le VIH ont une charge virale indétectable d’ici 2030 » démontrant l’efficacité du traitement et garantissant de fait une bonne qualité de vie aux patients guinéens. Anthony Billaud, chef du projet OPP-ERA en Guinée.