Posté sur : 11 Apr 2019

Focus sur l’atelier de renforcement des capacités et d’échanges d’expériences entre les représentants des programmes de Lutte contre le VIH en charge de la gestion des produits de laboratoire au Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire et Guinée, dans le cadre du projet OPP-ERA pour l’accès au test de charge virale VIH.

Du 25 au 29 mars, les personnels impliqués dans la gestion des intrants de laboratoires de chacun des pays, ainsi que les conseillers/experts approvisionnement en produits de laboratoire du Projet OPP-ERA se sont réunis à Abidjan pour un atelier de renforcement de capacité et de partage d’expériences. Le but de cet atelier était de faciliter la transmission, avant la fin du projet cette année, de bonnes pratiques et leçons apprises aux responsables nationaux afin que ces derniers puissent les partager aux acteurs locaux de chaque pays, et que les activités jusque-là appuyées par le projet puissent être durablement intégrées à l’agenda national.

 « Aujourd’hui, la gestion des approvisionnements et des stocks des produits de santé constitue l’un des principaux enjeux auxquels sont confrontés les pays à ressources limitées. Diminuer les risques de rupture de stocks conduisant à des interruptions de traitement et d’outil de mesure de la charge virale VIH pour les patients, assurer un accès à des médicaments de qualité, garantir le bon usage et la distribution optimale des produits, sont autant de priorités pour maintenir un système de santé plus efficace et plus juste envers tous les patients » - I.Z., animatrice de l'atelier

 photo de groupe de l'atelier

 

Les bonnes pratiques de gestion des approvisionnements et des stocks participent à la sécurisation de l’environnement adéquat à la réponse de chaque pays aux besoins de tests de charge virale des patients.

La maîtrise du cycle d’approvisionnement des produits suivant les différents canaux de financement vise à réduire le risque de rupture de stocks, ou à l’inverse de surstock de produits périssables (ayant une durée de vie limitée) : des travaux périodiques de quantification nationale et de planification sont la clé de voute de cette approche. En complément, la compréhension des enjeux de maintien de la chaîne de froid de produits périssables favorisent la diligence et l’efficacité dans la mise en œuvre des activités de transport et d’importation.

« En cas de non-respect des bonnes pratiques de la gestion du cycle d’approvisionnement, la qualité des soins des personnes vivant avec le VIH est directement impactée puisque cela peut causer par exemple un arrêt temporaire ou un mauvais usage de leur traitement. » - I.Z., animatrice de l'atelier

En lien avec les outils développés et utilisés par les pays, cet atelier a favorisé les discussions autour des pratiques et des expériences respectives de gestion de la chaîne d’approvisionnement des produits de laboratoire, ainsi que le partage des connaissances tant scientifiques qu’opérationnelles sur les activités de mises en œuvre des tests de charge virale. D’après un des participants, le message est passé grâce aux exemples « d’exercices pratiques pour permettre de mieux comprendre et préparer la transition ». Les participants organiseront par la suite des ateliers de restitution dans leur pays respectif sur les thèmes et outils abordés pendant la semaine pour contribuer à l’appropriation des activités soutenues par le projet.

Groupe qui travaille pendant l'atelier

 

En savoir plus sur le projet OPP-ERA

Depuis 2013, le projet OPP-ERA s’est attaché à travailler avec 7, puis 11, laboratoires du Burundi, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée pour améliorer l’accès au test de charge virale VIH, un indicateur indispensable de l’efficacité du traitement du VIH.

Au-delà des équipements de laboratoires, le projet OPP-ERA a beaucoup investi depuis le début dans la formation des ressources humaines, et notamment dans le renforcement des capacités techniques des acteurs impliqués dans la gestion des approvisionnements et des stocks des produits nécessaires à la réalisation des tests de charge virale. Ainsi, en complément de l’appui technique et scientifique, le projet OPP-ERA s’est efforcé de réunir toutes les conditions nécessaires à la réalisation des tests de charge virale dans ces laboratoires.